Mali Culture 2025 : Le Film « Tombouctou », une œuvre de mémoire et de Paix projetée à Bamako

Ce vendredi 16 mai 2025, la salle des banquets du Centre International de Conférence de Bamako (CICB) a accueilli la projection du film documentaire « Tombouctou, un voyage en temps de paix » réalisé en 2000 par Dr. Aminata Dramane TRAORÉ, marraine du mois de mai de l’année de la culture. L’événement a réuni de nombreuses personnalités politiques et culturelles dont M. Salia MALÉ, chargé de mission, représentant du Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme M. Mamou DAFFÉ. Cette projection s’inscrit dans le cadre des activités de la marraine du mois de mai de l’Année de la Culture décrétée par Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État. Le film, d’une durée de 1h24, revient sur le projet « Tombouctou 2000 » symbole d’un dialogue culturel et d’un voyage initiatique à travers le fleuve Niger pour promouvoir la paix, la diversité culturelle et le vivre-ensemble. « Les artistes ont rôle fondamental à jouer dans la transformation scolaire. Ce que nous avions pressenti il y a 25 ans se confirmé aujourd’hui encore : la culture est un levier de résilience », a déclaré Dr. Aminata Dramane TRAORE. CCOM-MACIHT
Rencontre des Douanes de l’AES : Les conseils avisés du Premier Ministre

Ce vendredi 16 mai 2025, le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a accordé une audience à une délégation des trois directeurs généraux des douanes de la Confédération des États du Sahel (AES). Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du suivi des travaux engagés entre les services douaniers du Mali, du Burkina Faso et du Niger, l’un des premiers secteurs à avoir été activement impliqués dans la dynamique de coopération de l’AES. Après plusieurs réunions tenues successivement dans les trois pays membres, cette visite au Mali a pour objectif faire le point sur les avancées réalisées et à préparer les prochaines étapes. Le Directeur général des Douanes du Mali, accompagné de ses homologues, s’est entretenu avec le Premier ministre pour présenter les résultats des travaux déjà accomplis. Les experts douaniers ont accompli un travail remarquable selon le Directeur Général des Douanes du Mali Amadou Konaté. Il poursuit, « cela en exécutant l’essentiel des tâches conformément aux orientations stratégiques fixées par les autorités des trois pays. Il s’agit notamment de l’harmonisation des procédures douanières, de la facilitation du commerce intra-AES, et de la mise en place de mécanismes de contrôle conjoints. En perspective, la délégation a également évoqué les futures négociations à venir avec la CEDEAO, en vue d’assurer la cohérence régionale des nouvelles mesures douanières adoptées par l’AES. En réponse, le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye MAIGA a salué l’esprit d’anticipation et de collaboration des trois directeurs généraux. « Il faut maintenir le cap » a-t-il fièrement ajouté. Il a rappelé les enjeux liés à la souveraineté économique, notamment dans un contexte marqué par les menaces de terrorisme économique. Il a surtout mis l’accent sur le renforcement de la mutualisation des efforts et des ressources. CCRP PRIMATURE
Présentation du Programme d’Action du Gouvernement 2025 – 2026 : Le Premier Ministre dévoile les ambitions de son Gouvernement

Le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, s’est plié à l’exercice républicain de présentation du Programme d’Action du Gouvernement ce vendredi 16 mai 2025 devant le Conseil National de Transition (CNT). Une cérémonie solennelle d’envergure nationale, présidée par le Président du CNT, le Général de Corps d’Armée Malick Diaw. Un moment décisif, dira le Premier ministre dans son allocution, avant d’énoncer les huit axes de priorités de la lettre de cadrage du Président de la Transition: le renforcement de la défense et de la sécurité; les réformes politiques et institutionnelles; la satisfaction des besoins fondamentaux de la population; l’amélioration de la carte sanitaire ; l’amélioration du système éducatif ; l’apaisement du climat social; le renforcement de notre diplomatie; la création de conditions pour des élections transparentes et apaisées. Ce Plan d’Action du Gouvernement découle des orientations des documents stratégiques, notamment la feuille de route de la Transition, les recommandations issues des Assises nationales de la Refondation, le Dialogue inter-Maliens, la Vision « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et la Stratégie Nationale pour l’Émergence et le Développement Durable : SNEDD 2024-2033. Ce nouveau référentiel et soubassement de la gestion socio-économique du pays tient compte de l’évolution du contexte actuel, en phase avec la Confédération des États du Sahel. Dans sa présentation, le Chef de l’exécutif a dessiné la silhouette du PAG avant de se pencher sur chaque axe avec des données chiffrées, des projections réalistes, avec une aisance inédite. D’entrée de jeu, à l’axe premier, le Gouvernement prévoit le recrutement de 15 000 militaires et 9 000 agents des forces de sécurité. Des camps militaires seront construits dans six localités (Bougouni, Koutiala, San, Kita, Diéma, Nioro du Sahel), ainsi qu’un hôpital militaire à Banakoroni. L’opération « Dougoukoloko » vise à déployer des plateformes opérationnelles. L’objectif est de renforcer la présence de l’État dans les zones à forte insécurité, d’assurer la sécurité des personnes et des biens, et de lutter contre le terrorisme et la criminalité transnationale. L’exécutif poursuit la mise en œuvre de la nouvelle Constitution adoptée en juillet 2023 à l’axe 2. L’opérationnalisation du Système Intégré de Gestion des Ressources Humaines (SIGRH) permettra une meilleure maîtrise des effectifs et de la masse salariale. La lutte contre la corruption sera renforcée avec des enquêtes systématiques, le gel des avoirs illicites et la relecture de la loi sur les associations. À l’axe 3, dans le domaine agricole, une production de 11 millions de tonnes de céréales est attendue pour 2025–2026. Le Gouvernement prévoit de reconstituer les réserves alimentaires stratégiques à hauteur de 84 000 tonnes, d’équiper 380 exploitants agricoles, de fournir 261 406 tonnes d’intrants et 28 400 tonnes de semences améliorées. En matière de soutien social, 17 666 tonnes de céréales seront distribuées gratuitement à 1 115 000 personnes vulnérables. Dans le secteur de l’élevage, 22,5 millions de têtes de bovins seront vaccinées et 20 000 vaches inséminées. L’importation de 300 000 tonnes de riz, 200 000 tonnes de sucre et 30 000 tonnes de graines de coton est programmée. En énergie, la construction de 4 centrales solaires et hydroélectriques est prévue, ainsi que 2 588 km de lignes de transport et 1 378 km de distribution, pour porter l’électricité à 19 heures par jour. En matière d’eau, deux stations de traitement de 76 000 m³/jour chacune sera réalisées. Les infrastructures routières seront améliorées, notamment avec l’aménagement de 138 km sur le corridor Bamako–Dakar. Les services publics seront digitalisés et les représentants de l’État installés dans toutes les circonscriptions. Il est prévu à l’axe 4, 45 000 stages de formation professionnelle, 1 200 stages de qualification, le soutien à 4 160 projets jeunes. En matière de santé, sept cliniques modulaires, trois centrales d’oxygène, 102 incinérateurs dans les CSCOM et un laboratoire médical P2 seront mis en place. Pour l’assainissement, 677 656 mètres de caniveaux seront curés et 5 stations de traitement de boue de vidange seront construites. Sur le plan foncier, 810 000 parcelles seront immatriculées, 429 hectares réservés pour le logement social, avec 2 789 logements achevés. La gouvernance économique sera renforcée par la digitalisation des services (Douane intelligente, Trésor Pay), un contrôle strict des dépenses et une meilleure mobilisation des ressources internes. Le secteur minier bénéficiera d’un nouveau Code, d’un encadrement accru des exploitations artisanales et d’un guichet unique du foncier. Le Gouvernement a placé l’éducation et la formation au cœur de sa stratégie pour bâtir un capital humain de qualité. En 2025-2026, 5 188 apprenants seront pris en charge dans des filières porteuses, en réponse aux besoins du marché du travail. Dans l’enseignement supérieur, la formation des formateurs à l’ingénierie pédagogique se poursuivra, avec l’appui d’une plateforme numérique nationale et de bibliothèques virtuelles accessibles à tous. L’offre éducative sera renforcée par la construction de 85 écoles fondamentales et 11 lycées, dont 2 lycées d’excellence. Les universités de Ségou et Sikasso bénéficieront de la réhabilitation de leurs laboratoires pédagogiques. Le contrôle de qualité sera assuré à travers l’évaluation de 1 144 établissements privés. L’axe 6 du Plan d’Action mise sur l’amélioration du climat social, la qualité des ressources humaines publiques et l’équité. Pour cela, 200 cadres de dialogue social seront activés dans les secteurs public et privé, et 60 accords syndicaux non exécutés seront relancés. Le Conseil National du Dialogue Social (CNDS) deviendra pleinement opérationnel. Dans une logique d’inclusion, 90 personnes vivant avec un handicap seront recrutées dans la fonction publique. Le Gouvernement veillera également à la mise en œuvre du cadre juridique de rémunération des agents de l’État. Face à une crise qui a fragilisé la cohésion sociale, le Gouvernement s’engage dans des actions de réconciliation concrètes. 600 jeunes issus des zones touchées par les conflits seront réinsérés socio-économiquement. Le processus d’intégration de 34 000 ex-combattants se poursuivra. Des lieux de mémoire seront aménagés pour les forces armées de défense et de sécurité, et 2 000 victimes de violations graves des droits humains recevront une assistance. La dimension religieuse est intégrée dans la politique de cohésion, avec 1 000 prêches et
48ème Anniversaire de la disparition du Président MODIBO KEÏTA : Hommage au père de la Nation

À l’occasion du 48ème anniversaire de la disparition du Président Modibo Keïta, père de la Nation Malienne et figure emblématique de l’indépendance et de la souveraineté du continent, le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA a rendu hommage à sa mémoire en se recueillant sur sa tombe au cimetière de Hamdallaye, ce jeudi 16 mai 2025. Après la revue des troupes, une gerbe de fleurs a été déposée par le Chef du Gouvernement au nom de la République. Ce moment de recueillement a réuni des membres du gouvernement, des personnalités de diverses sensibilités et des représentants de la famille du défunt Président. La commémoration a été unanime dans son hommage à un “digne fils” de la nation malienne, dont le rôle crucial dans l’émergence et le rayonnement du panafricanisme sur le continent africain a été particulièrement souligné. À cette occasion, le Chef du Gouvernement a loué les mérites du Président Keïta pour l’émancipation et la souveraineté du pays. Il a également mis en exergue la résilience dont le peuple malien a toujours fait preuve face aux épreuves. Il a noté avec admiration que l’engagement sans faille et l’abnégation dont ont fait preuve Modibo Keïta et ses compagnons de lutte constituent une source d’inspiration intarissable pour les générations actuelles et futures. Cet héritage précieux est considéré comme un guide essentiel pour éclairer les Maliens dans leur quête actuelle de souveraineté retrouvée et de dignité affirmée. Pour beaucoup, cette commémoration a été un moment d’espoir et une occasion de profonde réflexion sur les valeurs fondamentales que Modibo Keïta a incarnées tout au long de sa vie et de son engagement politique. Il a ajouté que son legs demeure une source d’inspiration pour les générations présentes et futures. Ce geste symbolique traduit la volonté des autorités de la Transition de préserver la mémoire des grands artisans de l’histoire nationale et de perpétuer leurs idéaux. Pour mémoire, Modibo Keïta, né le 4 juin 1915, fut le premier Président du Mali indépendant de 1960 à 1968. Pour rappel, CCRP PRIMATURE